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Mémoires vives

Cette semaine, je me suis rendu compte que la plupart des Data Warehouses de mes clients pourraient tenir dans la mémoire flash de mon iPhone. Une idée saugrenue a priori, qui mérite pourtant de s’y arrêter quelques secondes.

Une des rares innovations perceptibles actuellement sur le marché consiste à proposer des bases de données « in memory ». Plus compactes, plus performantes, plus innovantes. QlikTech l’éditeur suédois dont tout le monde parle,  a bâti en partie son succès sur ce choix. Hormis Microsoft qui prépare sa propre riposte avec PowerPivot for Excel permettant de charger plus de 100 millions de lignes dans Excel, on peut considérer que la plupart des concurrents sont un peu à la traîne. Pourtant, ne pourrait-on pas imaginer faire tourner un SGBD classique totalement en mémoire ? Les technologies mémoires laissent déjà entrevoir le TeraOctet de RAM sous peu. Que restera-t’il dans ce cas aux appliances, serveurs avec racks de disques à fort coût de possession ? Une fois de plus les possibilités qui sont déjà proposées par la puissance des machines sont sous-exploitées par les logiciels qui sont sensés en tirer la substantifique moëlle. Mon iPhone est aujourd’hui plus puissant que le Cray 1 et que les supercalculateurs utilisés par le pentagone il y a une décennie, la technologie va révolutionner sous peu notre mode de consommation de l’information y compris pour du pilotage.

Puissance de calcul, volumétrie de données, mémoires vives à accès rapide vont peu à peu permettre de proposer des outils gorgés d’algorithmes de Data Mining qui faciliteront notre compréhension des données noyées dans la masse, ces technologies nous proposeront spontanément les scénarios les plus adaptés à nos modes de consommation et d’analyse de l’information, elles apprendront de nous en modélisant nos processus d’analyse, mémorisant nos recherches, nos centres d’intérêts, nos manies. La technologie n’a pas fini de nous surprendre tant les champs exploratoires sont encore vastes.

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  1. Alexis Sacksteder
    27/11/2009 à 12:40 | #1

    C’est intéressant de voir qu’en ce moment on a 2 voix diamétralement opposés qui sont en train de fortement progresser: d’un côté, l’augmentation des capacités de calcul des ordinateurs personnels permet l’apparition des technos in memory et de l’autre côté le cloud computing permet de facilement mutualiser les ressources. L’avenir de la BI est-il dans les nuages ou sur nos portables surpuissants ?

  2. 14/12/2009 à 12:32 | #2

    A noter que SAP tente quand même, au moins, de communiquer : http://www.youtube.com/watch?v=Vo0Rmd8mous

    Sur le sujet, au delà de l’émergence de la BI « opérationnelle », c’est sans doute, en effet, le data-mining « vraiment rapide » et « invisible/transparent » qui pourrait enfin arriver !

    Restera toujours à bien définir les besoins : disposer de ressources n’est pas tout, il faudra savoir les utiliser intelligemment…

    Thomas.

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