Service Web et ETL deux philosophies différentes pour intégrer des données

Dans le monde de l’intégration et de l’échange de données deux écoles – aux concepts diamétralement différents – se distinguent pour proposer des solutions. Il s’agit des architectures orientées service (ou SOA pour Service Oriented Architecture) et des architectures BI plutôt orientées ETL. Historiquement ces deux visions ont suivi un cheminement différents dans l’évolution de l’informatique. Les SOA viennent du monde  de l’objet, du Java et du Web tandis que la BI est issus des environnements base de données, SQL et transferts batchs. Ce billet synthétise les différences, les avantages et les inconvénients de ces deux types de solutions sous forme d’un tableau synoptique.

Comparatifs des Architectures Orientées Services et des Architectures Business Intelligence: avantages et inconvénients

Boostez votre rentabilité avec SAP HANA et COPA !

Séminaire co-organisé par Viseo (Homsys), HP et SAP le 12 juin à l’hôtel Concorde Lafayette Paris (9h à 12h).

SAP-HANA, « Appliance In-Memory », est une véritable révolution dans la façon de traiter les données, tant d’un point de vue de l’écriture, que du stockage ou de la lecture des informations des applications SAP.

  • Vous passez plus temps à analyser vos données qu’à prendre des décisions ?
  • Vous n’avez pas accès aux bonnes données aux bons moments ?
  • Votre applicatif ne permet pas d’adresser pleinement vos besoins métiers ? (manque de granularité, temps de réponse)…

SAP HANA EST FAIT POUR VOUS !

Au cours de ce séminaire, nous vous présenterons dans un premier temps les différentes opportunités de SAP HANA pour votre SI.
Nous ferons ensuite un focus sur le Rapid Deployment Solution (RDS) pour COPA, qui vous permettra de passer de l’analyse au pilotage de vos activités, et ce dans un temps record !
Notre présentation sera illustrée d’un retour d’expérience concret.

Informations et inscription sur notre site www.homsys.com

Génération de fichiers multiples à partir d’un mapping PowerCenter

Objectif : générer, au travers d’un mapping PowerCenter, plusieurs fichiers de sortie qui ont pour nom la valeur contenue dans un fichier en entrée.

Exemple :

image

Construction du mapping : le mapping doit contenir au minimum les objets suivants :

  • Un objet « Source » : permet la définition des données en entrée.
  • Un objet « Expression Definition » : permet la définition de variables nécessaire au split des données en entrée.
  • Un objet « Transaction Control Transformation » : permet la génération des différents fichiers de sortie.
  • Un objet « Target » : permet la définition des fichiers de sortie.

clip_image002[4]

Définition des objets :

  • L’objet « Source » : dans cet exemple, il est supposé que le nom des différents fichiers de sortie est situé en début de ligne (colonne NOM_FIC).

clip_image004[4]

Il est également supposé que cette colonne est séparée du reste de la ligne par un caractère présent une seule fois par enregistrement.

image

  • L’objet « Expression Definition » : Dans l’exemple suivant, l’objet contient :

En entrée :

    • NOM_FIC : contient le nom des fichiers de sortie tel que donné par le fichier source
    • RESTE_LIGNE : contient le reste de l’enregistrement
      En intermédiaire :

    • Curr_Name : permet de stocker le nom de fichier de l’enregistrement précédent.
  • En sortie :

    • NOM_FIC_OUT : contient le nom complet des fichiers de sortie (répertoire + nom du fichier)
    • RESTE_OUT : contient le reste de l’enregistrement avec suppression des espaces en fin d’enregistrement.
    • Prev1_Out : contient le calcul de la variable Curr_Name
    • Prev2_Out : contient le nom du fichier de sortie tel que donné en entrée

clip_image002[6]

  • L’objet « Transaction Control Transformation » :

C’est dans cet objet que se réalise la génération des multiples fichiers de sortie. Dans l’onglet « Properties », il faut renseigner l’attribut « Transaction Control Condition ». Dans le cas où le nom de fichier courant est différent du nom de fichier de l’enregistrement précédent, il faut signifier la rupture avec la commande TC_COMMIT_BEFORE. Dans le cas contraire, il faut utiliser la commande TC_CONTINUE_TRANSACTION pour stocker les enregistrements jsqu’à la prochaine rupture.

N.B. : pour optimiser les performances et minimiser la log, il faut avoir en entrée un fichier trié sur le nom de fichier.

clip_image004[6]

  • L’objet « Target » :

Afin de signifier que le nom des fichiers de sortie est passé en paramètre, il faut cliquer sur le bouton « Add Filename column to the folder ». Il faudra renseigner le nouveau champ « FileName » avec la variable en sortie du « Transaction Control Transformation » qui contient le nom des fichiers.

image

Aucune particularité n’est nécessaire en ce qui concerne la configuration de le Session.

Le programme de Microsoft pour 2012 [2/2]

On en saura sans doute beaucoup plus à l’occasion des Microsoft Techdays 2012 (prévus les 7,8 et 9 Février prochain), mais voici déjà une brève présentation des différents produits et évolutions qui vont désormais constituer l’écosystème BI autour de SQL-Server 2012. SQL-Server « Denali » – c’est son nom de code – est prévu en version commerciale pour la fin de l’année. (Pour l’heure il n’est disponible qu’en Release Candidate depuis le site officiel). Petit tour d’horizon en deux parties.

Ce billet est la suite d’une première partie publiée le 27 Janvier qui présentait les nouveautés 2012 du SGBD SQL-Server, de Integration Services et de Analysis Services ainsi que le nouveau BI Semantic Model (BISM).

Aconcagua

Kilimandjaro 5891m, Denali 6194m, est-ce que l'Aconcagua, plus haut sommet d'Amérique Latine avec 6962m sera le petit nom de la prochaine version de SQL-Server ?

2.1/ Reporting Services

SSRS ne contient pas d’innovation majeure dans sa mouture 2012. Cela fait déjà plusieurs versions que Microsoft n’en fait plus sa priorité et cette outil à l’interface « old school » sera vraisemblablement remplacé prochainement. On attend par exemple toujours de savoir comment il pourra se connecter aux BISM, Microsoft n’étant pas très bavard sur le sujet.

Pour l’heure deux améliorations sont à noter:

  • Une meilleure intégration dans Sharepoint: celle-ci est grandement simplifiée
  • Un système d’alerte utilisateur:  SSRS possède maintenant un système d’abonnement plus efficace et mieux adapté aux besoins des consommateurs de rapports. Il est dorénavant possible de créer des règles qui alerteront vos usagers en fonction du mouvement de vos données dans vos rapports.

2.2/ Power View / Crescent

Power View (nom de code Crescent) est un outil permettant de visualiser les données, de partager rapidement les analyses et de créer des animations de rapports en quelques clics, facilitées par l’utilisation d’un ruban proche d’Office 2010.

Techniquement, Power View permet de manipuler des données dans une interface Silverlight intégrée à SharePoint. Power View s’appuie sur la nouvelle couche sémantique BI (BISM) et utilise un nouveau modèle de données de type tabulaire, utilisé par Power Pivot, et désormais greffé à Analysis Services.

Les analyses Power View se conçoivent comme des animations et peuvent être « publiées » au format Web ou Powerpoint.

Une démo Power View en vidéo:

2.3/ Powerpivot V2

Avec SQL-Server 2012, Powerpivot change de dimension. Avec la version 2008-R2 Powerpivot V1 était surtout un gros plug-in Excel. Aujourd’hui, ce n’est plus seulement un outil autonome, c’est aussi un client et un outil de conception de modèle d’analyse BISM en mode tabulaire. La nouvelle version de l’addin s’aligne avec les projet SSAS Tabular de Visual Studio. Enfin, Powerpivot utilise aussi le langage DAX (qui ressemble à du code de macro Excel) pour accéder aux données.

Principales nouveautés:

  • Création de KPI : permet de définir des objectifs aux mesures et une iconographie pour représenter l’atteinte ou non de ces objectifs
  • Tri des membres en fonction d’une autre colonne
  • Vue en mode Diagramme (comme dans Visual Studio)
  • Table de temps : permet de définir une dimension comme “temporelle”
  • Perspectives : permet de définir des “vues” différentes sur le modèle (ex : mesures et dimensions pour les commerciaux et pour le marketing) ; équivalent aux perspectives d’Analysis Services
  • Etc…

Voir aussi cette vidéo en ligne sur Powerpivot.

2.4/ Dependency Services / Projet Barcelona

SQL-Server 2012 propose aussi un outil additionnel qui vaut le détour. Issus du projet « Barcelona » Dependency Services comment ce composant additionnel permet d’aider à la traçabilité des données ou encore de maintenir une documentation à jour sur un processus d’intégration de données. L’idée est de tracer toutes les dépendances des données entre les composants d’une solution BI (sources, SQL, packages SSIS, rapports, modèles PowerPivot, etc.).

L’objectif est de pouvoir répondre à des questions comme : que ce passe t-il si je supprime cette colonne ?

Cet outil permet de générer des métadonnées, sous forme de tableaux ou de schéma qui peuvent ensuite être publié sous forma de pages web.

Voir aussi cette vidéo de présentation de Dependency Services.

2.5/ Parallel Datawarehouse / Projet Madison

Comme pour la version 2008-R2 SQL-Server inclue une offre Parallel Datawarehouse  (ex-projet Madison) qui lui permet de muscler son offre sur le segment du datawarehouse en dopant les performances et la capacité de données traitées.

Il s’agit d’une appliance couplant SQL Server à la technologie de Datallegro – une société rachetée en 2008 par Microsoft – qui vise les méga entrepôts de données. Datallegro fournit une version massivement parallèle (MPP pour Massive Parallel Processing) de SQL Server à même d’être déployée sur un grand nombre de nœuds serveurs afin d’accélérer le traitement des requêtes. Plusieurs partenaires matériels de Microsoft, dont Bull, Dell, HP, EMC et IBM, devrait dans un futur proche proposer des configurations prêtes à l’emploi autour de cette version de SQL Server.

Ces appliances permettent respectivement d’accélérer la mise en place d’un projet de datawarehouse (en fournissant hardware et SQL server pré-installé et optimisé pour un usage décisionnel) et d’assurer des performances optimisées sur des très gros volumes.

2.6/ Windows Azure

Windows Azure est la solution « cloud » de Microsoft. Elle permet d’héberger, exécuter et gérer des applications et données dans le ou les centre de données Microsoft de son choix (dont 2 en Europe).

Windows Azure

Schéma de fonctionnement de Windows Azure, à quand une solution BI complète dans le "cloud" ?

Concernant la business intelligence, Windows Azure n’offre pas encore de solution complète. Si une base relationnelle est disponible dans le nuage (SQL-Azure) avec des fonctionnalités de serveur de rapport qui seront accessible via BIDS 2012 (Business Intelligence Development studio), il faudra attendre encore un peu pour voir une suite BI complète déployée sur Azure. Pour l’heure la seule solution consiste à héberger les données sur les datacenters Microsoft et d’utiliser le connecteur AppFabric pour connecter son propre système d’information aux ressources hébergées chez Microsoft (comme le propose cette société).

Ainsi donc s’achève ce tour d’horizon des nouveautés SQL-Server 2012. Si certaines paraissent être plus de l’ordre du gadget, il y a néanmoins de nombreuses innovations majeures, que ce soit en terme d’outils ou de fonctionnalités, faisant de 2012 une année charnière dans le développement de la BI version Microsoft. On pourra cependant regretter que la firme de Redmond « tâte le terrain » dans toutes les directions dans le but de tester le marché et le besoin, plutôt que d’indiquer clairement la démarche dans laquelle elle souhaite se positionner à l’avenir.

Liens utiles :

Le programme de Microsoft pour 2012 [1/2]

On en saura sans doute beaucoup plus à l’occasion des Microsoft Techdays 2012 (prévus les 7,8 et 9 Février prochain), mais voici déjà une brève présentation des différents produits et évolutions qui vont désormais constituer l’écosystème BI autour de SQL-Server 2012. SQL-Server « Denali » – c’est son nom de code – est prévu en version commerciale pour la fin de l’année. (Pour l’heure il n’est disponible qu’en Release Candidate depuis le site officiel). Petit tour d’horizon en deux parties.

Mont McKinley ou "Denali"

Le mont McKinley, ou "Denali" en langue locale athapascane, plus haut sommet d'Amérique du Nord, culmine à 6194m

1.1/ SQL-Server 2012 aka « Denali »

Pour sa mouture 2012 de SQL-Server, Microsoft met en avant 2 fonctionnalités nouvelles pour son SGBD:

  • Le AlwaysOn qui est une solution de reprise en cas de sinistre (disaster recovery plan) afin de garantir une haute disponibilité de la base de données. Cette fonctionnalité est sensée garantir un « failover » deux fois plus rapide en cas de sinistre. Voir cette vidéo de présentation.
  • Les ColumnStore Index (projet « Apollo ») pour proposer de meilleures performances sur des requêtes de type jointure en étoile. Ces indexes colonnes viennent enrichir la liste des solutions d’optimisation et de tuning existantes sur les précédentes versions (indexes, indexes cluster, statistics…). Plus d’info dans ce livre blanc sur les bénéfices d’Apollo.

On notera aussi d’autres innovations intéressantes sur SQL-Server 2012:

  • Le Change Data Capture (CDC) qui supporte maintenant les bases de données Oracle
  • Le SSMA (SQL Server Migration Assistant), qui permet d’automatiser la migration de base de données non SQL Server vers SQL Server
  • Juneau: une nouvelle interface de développement rassemblant Visual Studio et Management Studio dans la même IDE
  • La fonction FileTable permettant de créer un objet base de données lié à un fichier localisé dans un dossier du système de fichier.
  • Etc…

1.2/ BI Semantic Model (BISM)

La vraie nouveauté conceptuelle de SQL-Server 2012 est l’arrivée du BI Semantic Model (ou BISM). Il s’agit là d’un vrai modèle Business de l’entreprise qui vient rassembler et enrichir les précédentes notions d’UDM (SSAS) et de report model (Report Builder).

Ce modèle est composé de 3 couches:

  • une couche d’accès aux données offrant un accès en ROLAP, MOLAP, Vertipaq (nouveau serveur OLAP en mémoire, faisant partie du projet Apollo), ou direct query
  • une couche Business logique qui offre une structuration des données soit en OLAP via SSAS et MDX ou bien via powerpivot et DAX
  • une couche data model qui supporte les données tabulaires et multi-dimensionnelles

Ces BI semantic models pourront être créés à partir de Visual Studio ou de PowerPivot.

Vous l’aurez compris, Microsoft tente une nouvelle fois de présenter une alternative métier crédible à la  notion d’ »univers » cher à Business Objects. En l’intégrant avec toutes ses technologies existantes (ce qui n’était pas le cas de feu les report models), il semble cette année mettre toutes les chances de son coté. A voir si les BISM tiennent le choc sur le gros volumes.

A noter qu’il n’est pas prévu pour l’instant de possibilité de migrer des UDM en BISM.

BI Semantic Model architecture

Le BISM dans le nouveau écosystème SQL-Server 2012

1.3/ Integration Services

Les nouveautés 2012 concernant l’intégration de données sont articulées autour d’outils complémentaires à SSIS: Data Quality Services et le déjà célèbre Master Data Services.

  • Data Quality Services (DQS): c’est un outil destiné à maintenir et améliorer la qualité des données de l’entreprise en provenance de sources tierces (clients, fournisseurs, …).
    • DQS permet aussi la modélisation métier des données. Par le biais d’une interface client il sera possible de créer des bases de connaissance (type thésaurus).
    • Ces bases contiendront des règles d’épuration, de validation ainsi que les données de référence. DQS est aussi un outil précieux pour le recherche de doublons et dans l’évolution des bases de connaissance.
    • Enfin, les différentes règles de nettoyage pourront être utilisées au niveau les flux de données dans Integration services (SSIS) via un nouveau composant.
  • Master Data Services (MDS) qui existait déjà dans la version précédente de SQL-Server a été grandement amélioré. Il permet de définir les données de références, de gérer les métadonnées. Grâce à son intégration comme plugin d’Excel, il permet de filtrer et modifier les données avant de les visualiser dans Excel. On regrettera qu’il n’existe apparemment toujours pas de système de « lock » pour gérer les accès simultanés…

1.4/ Analysis Services

SSAS est indiscutablement le parent pauvre des nouveautés de cette version Denali. Tellement pauvre que dans la foulée de la présentation l’an dernier son sort a agité la blogosphère spécialisée (voir cet article entre autre). De nombreux experts ont caressée l’hypothèse que Microsoft soit en train de s’employer à mettre son moteur OLAP sur une voie de garage.

Il est vrai que le manque de souplesse des modèles UDM sous-jacents à SSAS a souvent été pointé du doigt tant il représentait une difficulté à résoudre les problématiques métiers les moins standards. Cela a conduit les experts du monde entier à « tordre » l’outil dans tous les sens afin de faire rentrer une logique métier calquée sur du relationnel, dans une modélisation multi-dimensionnelle.

C’est dans cette perspective qu’il faut voir l’arrivée de BISM, Vertipaq et DAX. Ces outils sont destinés à compléter SSAS plus qu’à le remplacer. Car comme cela a été exprimé plus haut, les volumes très importants de données nécessiteront toujours de « dénormaliser » et de passer en dimensionnel. Ces « concurents » au couple SSAS/MDX permettront juste de se simplifier la vie pour modéliser des problématiques métiers relationnelles sur des volumes faibles.

La suite de cet article sur les nouveautés de SQL-Server 2012 sera publiée début Février. Au programme: Reporting Services, Crescent, PowerPivot, Barcelona et Azure !

Liens utiles :

Formation en soirée « MDX », le 18 janvier à Paris

Venez rencontrer les équipes Homsys à l’occasion de cette Formation !
Au programme : échanges avec nos experts, ateliers et bonnes pratiques.

Homsys vous propose de participer à ses Formations en Soirée avec une session à Paris « Initiation au MDX dans le cadre d’un cube SSAS », le mercredi 18 janvier à partir de 18h30.

Cette formation a pour objectif de vous donner un aperçu du MDX et de son application dans un cube Analysis Services.

Vous y apprendrez notamment :

  • Les notions les plus importantes du MDX
  • Les fonctions MDX les plus utiles pour un cube SSAS
  • La création d’indicateurs via script MDX dans un cube
  • La création de jeu de données (SET) et de membres calculées
  • L’utilisation de la « time intelligence »

Pré-requis : avoir déjà des connaissance sur SSAS (idéalement avoir suivi les deux premières FES SSAS).

Rendez-vous dans nos locaux, au 38 rue de Ponthieu – 75008 Paris.

Pour en savoir plus : site Homsys
Pour vous inscrire* :
- Mail : klalandre[at]homsys.com
- En ligne : sur le site Homsys

*Participation gratuite après confirmation par Homsys.

Bonne année 2012 !

Voeux Homsys 2012

Lire un fichier XML Infopath avec SSIS

Dans  SSIS, lorsqu’on utilise un fichier XML issus de Infopath  comme source XML, on obtient l’erreur suivante :

«  Unable to infer the XSD from the XML file. The XML contains multiple namespaces »

Pour pouvoir utiliser ce fichier avec SSIS, il faut :

  1. Supprimer les Namespaces
  2. Ajouter une balise pour que SSIS interprète les champs du fichier XML comme des colonnes d’une même table et non comme des  tables distinctes.

Ceci peut se faire via un script de transformation XSLT .

Dans le control flow, il faut créer une tache  XML  de type XSLT.

Elle a besoin de 3 connections sur 3 fichiers différents :

Input : C’est une connexion sur le fichier XML source

Output : C’est le résultat de la transformation. Cela peut être une connexion sur un fichier (nécessaire pour générer une première fois le fichier XSD) , ou une variable, qui pourra ensuite être utilisée comme source XML.

Second Operand : C’est le script XSLT qui sera appliqué. Le SecondOperandType peut être une connexion si le script est stocké dans un fichier externe, ou bien DirectInput, si le code du script est saisi directement dans la valeur de SecondOperand.

Voici le contenu du script XSLT pour supprimer les Namespaces et générer la balise <myTable> :

<?xml version="1.0" encoding="utf-8" ?>
<xsl:stylesheet version="1.0"
xmlns:xsl="http://www.w3.org/1999/XSL/Transform">
<xsl:output method="xml" indent="no" /><xsl:template match="/|comment()|processing-instruction()">
<xsl:copy>
<myTable>
<xsl:apply-templates />
</myTable>
</xsl:copy>
</xsl:template>
<xsl:template match="*">
<xsl:element name="{local-name()}">
<xsl:apply-templates select="@*|node()" />
</xsl:element>
</xsl:template>
</xsl:stylesheet>

Le fichier résultat est maintenant utilisable par SSIS comme source XML.

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Comparaison Master Data Maestro Desktop vs MDS v2

Dans le cadre d’un de mes projets, nous avons mis en œuvre avec succès SQL Server Master Data Services v1, version incluse avec la licence SQL Server 2008 R2.

Nous avons noté que le produit est dans très bien et répond à ce pourquoi il est fait : gérer et orchestrer les données de référence.

Cependant, nous avons noté de grandes disparités plutôt curieuses :

  • Le moteur de la solution est très bon et plutôt mature. Par moteur nous entendons les fonctionnalités de la solution, sa Framework et son architecture.
  • Par contre, l’interface graphique proposée est d’une pauvreté dans la version 1 assez affligeante. Pour ma part, l’écart est tel entre la qualité du moteur et la qualité de l’interface que je suppose une attente avec Stratature lors du rachat du produit par Microsoft.

L’objet de ce document est donc de faire une comparaison entre différentes interfaces envisageables pour MDS. La philosophie d’un outil de Master Data voulant que ce soit un utilisateur fonctionnel qui gère ses données de référence, il va de soi que l’outil devra être simple, efficace, ergonomique et si possible très proche de ses outils de bureautique.

Nous allons donc passer en revue :

  • L’interface web de MDS v1
  • Master Data Maestro Desktop de Profisee
  • L’interface web de MDS v2
  • L’interface Excel de MDS v2

1/ Interface web de MDS v1


C’est l’interface web ci-dessus qui est proposée par défaut avec MDS v1. En l’état l’interface est difficilement utilisable, à moins d’avoir beaucoup de patience. Chaque action, tel que passer un champ en modification ou écrire un filtre est une torture.

A savoir aussi que l’affichage est étriqué. Impossible d’avoir une vision d’ensemble du contenu de l’entité, la gestion des pages est une calamité.

L’interface est un beau plantage. Et c’est très dommage, car c’est sans aucun rapport avec la qualité intrinsèque du moteur.

2/ Master Data Maestro Desktop de Profisee pour MDS v1

Master Data Maestro est en fait un client lourd qui se connecte au service web de MDS v1.

L’application ne modifie en rien le serveur MDS v1, aucun patch n’est nécessaire.

L’installation prends 5min et en rien de temps les données de référence sont accessibles.


La connexion au service web de MDS v1.


L’application est rapide, l’interface est claire et très proche de MDS v1. On sent qu’il s’agit là de l’interface naturelle du produit.

L’application répond très bien à ce qu’on lui demande et il est parfaitement envisageable de mettre cet outil dans les mains d’un utilisateur fonctionnel.

Côté tarif, il faudra débourser environ 15 000 € pour 5 utilisateurs, 32 000 € pour 10 avec la maintenance…

3/ L’interface web de MDS v2

SQL Server Master Data Services v2 est inclus dans la licence SQL Server 2012. Nous avons testée la version incluse avec la RC0.

Le produit est un service pack de MDS v1. Il ne faut pas s’attendre côté moteur à de grandes révolutions. Normal, le moteur était de qualité et ce n’est pas là que cette mise à jour était attendue. On aurait quand même pu s’attendre à une mise à jour du gestionnaire de règles de gestion qui est resté assez archaïque.

Par contre, niveau interface, il y a du nouveau. Déjà, l’interface utilise Silverlight 5 ce qui laisse présager une interface web riche.


Et en effet, Silverlight change tout. L’interface est vraiment très bien : très rapide, très fonctionnelle : filtre, tri, pagination, tout a été revu et plutôt en bien. Une bonne surprise bien qu’on s’y attendait.

En termes d’utilisation, pour ma part, l’interface web de MDS v2 vaut à elle seule le client lourd de Master Data Maestro.

4/ L’interface Excel de MDS v2

Mais la bonne surprise vient du fait que MDS s’intégré avec Excel. La solution de Master Data Management prend enfin tout son sens en se rapprochant sensiblement des utilisateurs et peut ainsi concurrencer les fichiers de données de référence maintenues dans des fichiers Excel.

Après installation du complément Excel, l’interface de MDS est accessible directement via le ruban de Excel 2010. Attention le complément ne fonctionne pas avec Excel 2007.


Un petit clic sur le bouton Connect pour se lier au service web de MDS v2 et c’est parti, Excel se mets en lien avec la solution de MDM.

Par contre, en RC0, l’application est assez lourde à se connecter. Espérons que ces temps de latence seront sensiblement améliorés. La connexion au serveur et la récupération des données d’une entité est terriblement long. Trop long. Attendez-vous à patienter devant


Par contre, une fois les données rapatriées dans la feuille Excel, l’interaction avec MDS est exceptionnelle.


La gestion des données se réalise alors avec tout le confort d’Excel. Les propriétés contraintes apparaissent sous forme de liste déroulante comme le montre la copie écran ci-dessus. Les données modifiées apparaissent en rose et chaque publication donne l’occasion d’annoter chacune de ces modifications.


Annotation des modifications

L’interface bénéficie pleinement d’Excel. L’utilisateur qui en a le droit ajoute une nouvelle colonne pour créer une nouvelle propriété et ajoute une nouvelle ligne pour créer une nouvelle entrée. Les fonctions de tri et de filtre sont celles d’Excel, elles sont connues par l’utilisateur est jugée efficace.

Conclusion

Si vous disposez de MDS v1 et que vous cherchez comme moi une interface utilisateur plus conforme aux attentes générées par la solution de MDM, je vous conseille de vous tourner vers MDS v2. L’effort pour passer de la v1 à la v2 est faible et le gain que ce soit avec l’interface web et surtout avec l’interface Excel est exceptionnel.

Il faut juste espérer maintenant que les problèmes de lenteur du complément Excel soient réglés avec la version finale de SQL Server 2012.

Le passage Projet Produit, étape clé dans le succès des projets BI

Imaginez… Un matin, vous êtes sereinement en train de travailler sur un nouveau projet… Jusqu’à ce que l’on vous téléphone. C’est un ancien client affolé, qui vous appelle parce que l’application que vous avez livrée 9 mois auparavant est tombée en rade au cours de la nuit. Il vous faut alors vous dégager du temps en urgence, pour vous replonger en catastrophe dans un contexte que vous avez largement eu le temps d’oublier,… et en plus les conditions de votre intervention « pompier » n’ont pas été définies au préalable… Le cauchemar !
Si au moins une partie de ce scénario sonne comme un air de déjà-vu pour vous, cet article consacré à la gestion du passage en maintenance pourrait vous intéresser ;-)

Le cas de figure évoqué en introduction est volontairement caricatural, mais c’est pour mettre en lumière la nécessité de bien gérer le passage projet produit dans les projets BI dès qu’ils atteignent une certaine taille.
Le décisionnel n’échappe pas à la règle propre à tout projet informatique ou industriel : quel que soit la technologie utilisée, il faut consacrer du temps à la transformation du projet en produit. Cette étape est indispensable au succès du projet et à son bon ressenti par le client.
Elle permet en outre de clarifier le rôle de chacun et donne l’opportunité à l’équipe projet de « passer le relais » proprement aux personnes qui auront le produit en charge.

Trois bonnes pratiques permettent de préparer « en douceur » le passage en maintenance tout au long du projet :

  1. Anticipation des problématiques maintenance
  2. Rédaction et validation du contrat de maintenance
  3. Période de transition projet-produit

1/ Anticipation des problématiques maintenance

Il est toujours bon d’aborder la problématique maintenance le plus tôt possible dans le cycle de vie du projet. Elle doit faire partie de la phase d’étude et idéalement elle est même évoqué en avant-vente.

Il s’agit de se poser à chaque étape significative du projet les questions indispensables sur le devenir du projet que l’on développe. Par exemple (liste non exhaustive) :

  • Sur quelle plate-forme sera déployée l’application ?
  • Existe-t-il une équipe de maintenance pour cette plate-forme?
  • Ou bien le projet en est-il le « pilote » ? (Auquel cas il va probablement « essuyer les plâtres » de sa mise en place et ce surcoût devra être anticipé)
  • Quel sera le « running cost » (coût d’exploitation) du produit une fois passé en exploitation ?
  • Ce coût a-t-il été budgété lors de l’évaluation du projet ?
  • Cette équipe de maintenance a-t-elle la bande passante pour gérer une application de plus ?
  • Cette équipe est-elle suffisamment formée aux technologies utilisées par le futur produit ?
  • Etc…

Le suivi de ces questions doit être effectué en continue à mesure que le projet progresse. A la manière d’une analyse de risque, il faut réévaluer régulièrement la situation de façon à s’assurer que les choix et les aléas du projet permettent de rester en phase avec les objectifs pour le passage en maintenance.

2/ Contrat de maintenance

Une autre bonne pratique pour envisager sereinement le passage en maintenance, est de se mettre d’accord sur un contrat de maintenance (parfois appelé « maintenance charter » ou « maintenance agreement ») avec l’équipe qui aura en charge l’exploitation du projet devenu produit.
Le meilleur moment pour commencer à rédiger ce contrat est souvent lorsque l’on passe en phase de recette de l’application. A ce stade le projet est suffisamment avancé pour se consacrer de façon efficace au contrat de maintenance, et il reste encore du temps à chaque partie pour préparer ensemble la mise en production.

Le contrat de maintenance est destiné à permettre :

  • A l’équipe de maintenance de valider la documentation livrée par l’équipe projet (avec des aller/retour possible, si elle ne lui parait pas suffisamment complète) :
    • Doc technique de l’application
    • Fiches d’exploitation
    • Procédures de maintenance
    • Doc de reprise en cas de panne (« what if »)
    • Etc…
  • De définir le périmètre de ce qui relève de la maintenance et de l’évolution. C’est à dire qui prendra en compte tel type de demande utilisateur (équipe de maintenance ? nouvelle version ? ou nouveau projet ?)
  • De nommer des key-users fonctionnels qui serviront de référents en cas de panne nécessitant un arbitrage « métier »
  • De définir des référents techniques (souvent issus de l’équipe projet) si l’équipe de maintenance ne parvient pas à se dépêtrer d’une panne, qui pourront intervenir au titre d’une prestation exceptionnelle

Le key-user fonctionnel et le référent technique sont des partenaires essentiels de l’équipe maintenance. En fonction du degré d’autonomie de la maintenance, on devra s’assurer qu’ils aient une disponibilité suffisante pour l’assister.

3/ Période de transition projet-produit

Il est aussi fortement recommandé de prévoir une période de transition durant laquelle l’équipe projet et l’équipe de maintenance travaillent ensemble à la fin du projet. Cela permet d’assurer un transfert de compétence efficace. La durée de cette période dépend à la fois de la complexité du projet et de l’expérience de l’équipe en charge du produit une fois livré.
Durant cette phase l’équipe projet laisse progressivement la main à l’équipe de maintenance et gère avec elle les évènements les plus épineux. C’est une façon de s’assurer que la transmission de connaissance a été réellement efficace.

On peut imaginer cette coopération sur un environnement de production ou un environnement de « pre-prod » (si par exemple la sécurité ne permet pas à l’équipe projet d’avoir les droits d’accès nécessaires). L’essentiel étant de le faire sur un environnement représentatif, dans un contexte aussi proche du réel que possible, et de ne pas laisser la maintenance seule « du jour au lendemain ».
C’est aussi souvent l’occasion de compléter la documentation avec des cas réels de maintenance gérés par les deux équipes.

Enfin, en BI, par manque de ressource, on confie souvent – à tord – la maintenance à l’administrateur de base de données (DBA), alors que les rôle sont quand même sensiblement différents. D’une part le DBA est sans doute surqualifié pour la plupart des tâches de maintenance (ou au moins pour le premier niveau d’intervention), et d’autre part il a souvent un niveau de disponibilité trop faible pour s’en occuper efficacement. Le choix et la composition de l’équipe de maintenance a donc toute son importance.

Ainsi donc se termine cet article qui a tenté de recenser les bonnes pratiques en matière de passage projet produit. N’hésitez pas à laisser des commentaires si vous avez vous aussi des leviers pour faciliter la transmission d’un projet à la maintenance.